L'art suédois depuis le Moyen Age jusqu'en 1880 Bengt Thordeman et Axel Gauffin
Musée des Arts décoratifs, Paris, 1929.
In-8, broché sous couverture illustrée, 57 pp. - pl.
Avec 24 planches en noir en hors texte. On joint le supplément au catalogue de l'exposition suédoise (brochure, 4 pp.) et le carton d'invitation à l'inauguration de l'exposition d'art suédois au nom de S.A.R. Le Prince Eugène de Suède, le vendredi 19 avril 1929..
Assez bon état. Couverture légèrement frottée.
Comité d'honneur : France. - Suède - Comité d'organisation - L'art du Moyen Age : Introduction, par Bengt Thordeman. - catalogue [19 n°] - L'art depuis Gustave Vasa jusqu'en 1880 : introduction, par Axel Gauffin. - Catalogue [238 n°] - Planches.
Ce catalogue a été édité à l'occasion de l'exposition L'art suédois depuis le Moyen Age jusqu'en 1880 présentée au musée des Arts décoratifs, pavillon de Marsan, à Paris, du 19 avril au 23 mai 1929. Soucieuse d'associer art ancien et art moderne afin de renforcer l'idée de continuité dans l'expression artistique d'une nation, le musée du Jeu de Paume présentait le second versant de cette exposition : Exposition de l'Art moderne (depuis 1880). Membre de la famille royale et peintre lui-même, le prince Eugène de Suède présidait le comité d'organisation de cette exposition. Dans le cadre de la politique culturelle de l'Etat français durant l'entre-deux-guerres, les expositions d'art étranger du Jeu de Paume relevaient autant de la politique diplomatique que de l'histoire de l'art proprement dite. Elles recevaient toujours l'aval du ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts et du ministère des Affaires étrangères (Mathilde Arnoux, L'absence d'expositions de peinture allemande dans les musées parisiens de l'entre-deux-guerres, Paris 1). Célébrer à Paris l'art de tel ou tel pays était une manière de mettre en scène l'amitié diplomatique qui unissait les deux nations dans le contexte tendu de l'entre-deux-guerres, dans la mesure où l'art est systématiquement présenté comme un reflet de l'histoire et de la politique nationales ("l'art suit littéralement le mouvement des moeurs, des aspirations populaires et de la vie sociale et politique [...]." On ne s'en étonnera guère, le passé artistique y est souvent revu et corrigé à l'aune des impératifs diplomatiques contemporains."