Marmier, Xavier
En divers pays
Liste des ouvrages
Sous le ciel de la Hollande, souvenirs personnels, intéressants et instructifs
S. E. le cardinal Lecot, Xavier Marmier et Victor Fournel
Maison Saint-Joseph, Lille, Oeuvres de Saint-Charles, Grammont, s.d. (v. 1890).
In-8, cartonnage éditeur de couleur rouge, dos lisse orné, tranches dorées, 110 pp.
Avec bandeaux, lettrines et culs-de-lampe.
Avec 7 planches en noir et blanc en hors-texte, dont une en frontispice.
Assez bon état. Mors fendus sur quelques cm., plats frottés, rares rousseurs.
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I. Notes de voyage de S. E. le cardinal Lecot - II. Souvenirs et impressions de Xavier Marmier - III. Promenade d'un touriste, Victor Fournel - Table des matières.
Publié par un éditeur religieux, cet ouvrage présente des extraits provenant de trois récits de voyage consacrés à un pays longtemps méconnu par les Français : la Hollande.
Les Notes de voyages de S.E. le cardinal Lecot sont des souvenirs de jeunesse, écrits en 1858. Né dans l'Aisne, près de Laon, Victor-Lucien Lecot (1831-1908) enseigna au séminaire de Noyon avant d'être curé de l'église Saint-Antoine de Compiègne. Nommé évêque de Dijon en 1886, puis archevêque de Bordeaux en 1890, Lecot reçut la coiffe cardinalice en 1891. Au même titre que Les Promenades d'un touriste assez stéréotypées de l'écrivain et journaliste Victor Fournel (1829-1894), l'évocation de la Hollande par un ecclésiastique français révèle à travers maintes anecdotes pittoresques l'ampleur de l'incompréhension qui régnait entre catholiques et calvinistes en ce milieu du XIXe siècle.
Plus ambitieuses, les Lettres sur la Hollande de Xavier Marmier (1808-1892) se distinguent des récits précédents par la curiosité documentée de cet écrivain voyageur du XIXe siècle. Marmier aura ainsi arpenté l'Europe du Nord dans ses moindres contrées, apprenant l'une après l'autre les langues scandinaves -entre autres- afin de révéler au public français qui en ignorait presque tout la richesse de ces littératures. Marmier apprit de même la langue néerlandaise avant de se rendre aux Pays-Bas l'été 1840. Publiées initialement dans la Revue des Deux Mondes, ses Lettres furent réunies en volume en 1841. Marmier a ainsi révélé aux lecteurs français un pan des moeurs souvent jugées "étranges" de cette nation calviniste : "Les pages que Marmier a consacrées à la Hollande sont remarquables, écrira peu après sa mort Estignard, son premier biographe. Il n'éprouve que de la sympathie pour les vertus sérieuses des Hollandais, cette race d'hommes calme et réfléchie [...]." (Cité dans Daniel Cunin, Xavier Marmier et la Hollande (1), sur le site flandres-hollande)
Marmier éclaire de même le rapport entre esprit domestique d'économie, érigé en vertu nationale, et prospérité du marché de l'art : "Ces mêmes hommes qui oublient si facilement leurs principes d'économies pour secourir les pauvres, ne craindront pas non plus d'outrepasser leur budget ordinaire, s'il s'agit d'acheter une oeuvre d'art ou un livre précieux. La Hollande est le pays des collections. [...] Telle est, par exemple, à Amsterdam, la collection de MM. Six, Van Brienen et Van der Hoop ; à la Haye, la collection d'elzévirs et d'impressions du XVe siècle de M. le baron Westreene ; à Leyde, la collection de M. Siebold, à laquelle on a donné le nom de musée japonais, et qui est un véritable musée de toutes sortes d'objets d'art, d'ustensiles et de productions de l'Inde. Les collections de ces villes ont même été en grande partie formées par des particuliers. [...] Il est à regretter, conclut Marmier, que toutes ces collections, formées ainsi de dons gratuits, ne soient pas gratuitement ouvertes au public."
Les Notes de voyages de S.E. le cardinal Lecot sont des souvenirs de jeunesse, écrits en 1858. Né dans l'Aisne, près de Laon, Victor-Lucien Lecot (1831-1908) enseigna au séminaire de Noyon avant d'être curé de l'église Saint-Antoine de Compiègne. Nommé évêque de Dijon en 1886, puis archevêque de Bordeaux en 1890, Lecot reçut la coiffe cardinalice en 1891. Au même titre que Les Promenades d'un touriste assez stéréotypées de l'écrivain et journaliste Victor Fournel (1829-1894), l'évocation de la Hollande par un ecclésiastique français révèle à travers maintes anecdotes pittoresques l'ampleur de l'incompréhension qui régnait entre catholiques et calvinistes en ce milieu du XIXe siècle.
Plus ambitieuses, les Lettres sur la Hollande de Xavier Marmier (1808-1892) se distinguent des récits précédents par la curiosité documentée de cet écrivain voyageur du XIXe siècle. Marmier aura ainsi arpenté l'Europe du Nord dans ses moindres contrées, apprenant l'une après l'autre les langues scandinaves -entre autres- afin de révéler au public français qui en ignorait presque tout la richesse de ces littératures. Marmier apprit de même la langue néerlandaise avant de se rendre aux Pays-Bas l'été 1840. Publiées initialement dans la Revue des Deux Mondes, ses Lettres furent réunies en volume en 1841. Marmier a ainsi révélé aux lecteurs français un pan des moeurs souvent jugées "étranges" de cette nation calviniste : "Les pages que Marmier a consacrées à la Hollande sont remarquables, écrira peu après sa mort Estignard, son premier biographe. Il n'éprouve que de la sympathie pour les vertus sérieuses des Hollandais, cette race d'hommes calme et réfléchie [...]." (Cité dans Daniel Cunin, Xavier Marmier et la Hollande (1), sur le site flandres-hollande)
Marmier éclaire de même le rapport entre esprit domestique d'économie, érigé en vertu nationale, et prospérité du marché de l'art : "Ces mêmes hommes qui oublient si facilement leurs principes d'économies pour secourir les pauvres, ne craindront pas non plus d'outrepasser leur budget ordinaire, s'il s'agit d'acheter une oeuvre d'art ou un livre précieux. La Hollande est le pays des collections. [...] Telle est, par exemple, à Amsterdam, la collection de MM. Six, Van Brienen et Van der Hoop ; à la Haye, la collection d'elzévirs et d'impressions du XVe siècle de M. le baron Westreene ; à Leyde, la collection de M. Siebold, à laquelle on a donné le nom de musée japonais, et qui est un véritable musée de toutes sortes d'objets d'art, d'ustensiles et de productions de l'Inde. Les collections de ces villes ont même été en grande partie formées par des particuliers. [...] Il est à regretter, conclut Marmier, que toutes ces collections, formées ainsi de dons gratuits, ne soient pas gratuitement ouvertes au public."
