La Tour
Portrait gravé

Journal de Rosalba Carriera pendant son séjour à Paris entre 1720 et 1721
Sensier, Alfred (édit.)
J. Techener, Libraire, Paris, 1865.
Fort in-12, broché sous couverture illustrée, 569 pp.
Publié en italien par Vianelli ; traduit, annoté et augmenté d'une biographie et de documents inédits sur les artistes et les amateurs du temps par Alfred Sensier.
Bon état d'ensemble. Rousseurs éparses.
Préface, par Alfred Sensier - Introduction de Vianelli - Journal de Rosalba Carriera - Notice biographique - Portrait de Rosalba - Testament de Rosalba Carriera. - Notes du testament - Œuvre de Rosalba Carriera : Ouvrages exécutés pendant son séjour à Paris en 1720 et 1721. - Ouvrages de Rosalba Carriera passés en ventes publiques à Paris - Errata - Table.
Les amateurs de Watteau, et Antoine Watteau lui-même, louèrent Rosalba d'avoir fait revivre une beauté qui avait disparu depuis la mort du Corrège, artiste auquels ils n'hésitaient pas à comparer la pastelliste vénitienne.
Vers 1705, Rosalba était déjà élue membre de l'Academia di San Luca à Rome. Les Français firent son succès, en particulier Pierre Crozat qui fit sa connaissance lors de son séjour à Venise en 1715 et entama, à son retour, une correspondance dont le but et l'accomplissement suprême furent l'arrivée triomphante de Rosalba à Paris en 1720, où elle fut fêtée par les cercles artistiques les plus raffinés de la capitale.
Depuis le Bernin, nul artiste italien n'avait reçu à Paris l'accueil qu'y reçut Rosalba. Pendant tout son séjour, en 1720 et 1721, elle tint un diario, livre de comptes de ses portraits autant que document précieux sur la société française au temps de Louis XV. Rosalba exécuta notamment deux portraits au pastel du jeune monarque et fut élue à l'Académie royale.