Calendrier - Les estaminets de Valenciennes en 1848 par Bruno Guillaume - La bataille de Denain (poésie patoise) par Jules Mousseron - La dentelle de Valenciennes par C. Lecigne - Souvenirs sur le sergent Bourgogne par A. Carlier - Bibliographie des almanachs de Valenciennes par M. Bauchond - Un Watteau inconnu par A. Mabille de Poncheville - Jehan de Liège, premier imprimeur valenciennois par Un Chartiste - Les géants des villes du Nord par M. Bauchond - "L'Hermite" en Hainaut en 1920 par A. Mabille de Poncheville - Eloge d'un graveur hainuyer par Emile Verhaeren - Histoires plaisantes et échos de partout.
"L'almanach, véritable bible de l'humanité ; l'almanach, le livre multiforme qui a revêtu tous les aspects, pris tous les formats [...]. L'almanach qui fut longtemps le livre de chevet des raffinés et des lettrés ; l'almanach qu'on a pu appeler avec raison le seul livre dans lequel puissent épeler les gens qui ne savent pas lire... Tout un monde!", s'émerveillait John Grand-Carteret dans sa somme sur Les Almanachs français..., publiée en 1896 à Paris. Le premier almanach de Valenciennes a été publié en 1786 et neuf almanachs parurent dans cette ville entre 1786 et 1806, avant un grand silence qui devait se poursuivre jusqu'en 1826. En 1827, il revint à Arthur Duraine de renouer avec cette publication, qui sera interrompue à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle. L'édition de 1913 comporte notamment une proposition d'attribution d'un tableau du musée de Riom à Watteau, par André Mabille de Poncheville : "Enfin on saura la principale raison du charme de ce petit musée quand j'aurai dit qu'on est sûr d'y être seul et de n'entendre aucun bruit. Dans un salon à gauche de l'entrée [...], il y a un tableau au sujet duquel je crois pas me tromper en l'attribuant à Antoine Watteau. Après l'avoir examiné soigneusement, j'ai demandé le catalogue pour voir si mon opinion concordait avec celle du conservateur, et on m'a répondu que ce catalogue n'existait pas. [...] C'est une oeuvre de la première manière. Elle date du temps où Watteau a déjà quitté le barbouilleur qui lui faisait recommencer tout le jour des Saint Nicolas, dont le débit lui était assuré, où il est en rapport avec Gersaint, où il est retourné (1710) à Valenciennes, dont les environs sont alors couverts de troupes." Emile Verhaeren, qui séjournait l'été en villégiature de l'autre côté de la frontière, au Caillou-qui-Bique, publie un article empathique sur Charles Bernier, peintre et graveur qui vivait non loin, à Angres en Hainaut. "Cette admirative amitié qui vous lie aux grands artistes du passé vous a poussé encore à fixer les traits de quelques beaux artistes d'aujourd'hui. Camille Lemonnier, Charles van der Stappen, Meunier, Gilsoul, Montald, Struys, Claus vous doivent de précieux et vivants portraits. [...] J'insiste encore sur vos essais d'eaux-fortes en couleur. Ils furent variés et charmants. Avec la collaboration de Maurice Ruffin, le peintre inquiet et si finement artiste, vous vous êtes comme renouvelé. [...] Vous voici au milieu de votre carrière et votre oeuvre à venir se continuera probablement dans ce même atelier où s'est achevée celle que je viens de rappeler."