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Beauvais

Basse-lisse

1917-1933


Ajalbert, Jean


Les Editions Denoël et Steele, Paris, 1933.


Fort in-8, broché, 


Avec 108 planches hors texte.


Envoi autographe signé de l'auteur en page de faux-titre.


Un des 1320 exemplaires numérotés sur vélin bouffant supérieur.


Bon état intérieur, couverture défraichie.



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Ecrivain et critique d'art, Jean Ajalbert (1863-1947) fut également conservateur à la Malmaison avant de prendre en charge la manufacture de Beauvais, où il resta en fonction jusqu'en 1935. Membre du PPF, Ajalbert collabora durant les années d'occupation à L'Emancipation nationale, de Jacques Doriot. Jugé pour fait de collaboration, il fut incarcéré à Fresnes en 1945.


Dans Mémoires à rebours, (Denoël et Steele, 1936), Ajalbert avait évoqué son arrivée à Beauvais : "Des regrets de quitter Malmaison? Aucun. Une impatience d'être là-bas. [...] Plus besoin de me pousser à mon poste. L'Afrique, l'Asie, l'Océanie, rien ne m'y était apparu aussi bizarre, -à mes yeux d'Européen, que cet ilot hermétique où se perpétuait ces travaux d'un tel anachronisme : sur les antiques métiers, je n'avais aperçu que des modèles de fleurettes du XVIIIe siècle.
"[...] Sans compétence technique, j'étais fort gêné devant les artistes. [...] Je retrouve mon discours d'ouverture :
"Notre manufacture, depuis trop longtemps, est fermée à toute suggestion du dehors au dedans, comme à toute expansion du dedans au dehors. Je ne crois pas que ce système de double restriction ait fourni des résultats assez merveilleux pour nous dispenser d'essayer une autre méthode.
"Il faut que cette vieille demeure, qui fut la parure royale de Beauvais, en même temps qu'une gloire nationale continue. Et c'est une oeuvre de guerre, d'avant guerre et d'après guerre que de maintenir le prestige d'une production incomparable comme celle de nos habiles tapissiers.
"A ma première journée à la Manufacture, dans le jardin de broussailles humides et de lierre mortuaire qui bouchaient les fenêtres, le découragement m'a frôlé. On me donnait volontiers à entendre qu'il n'y avait rien à faire. Cependant, il a suffi de quelques coups de haches pour abattre les ténèbres."  



 



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