Publié dans la Série A de la collection "Peintres néerlandais de ce temps" -aux côtés de volumes sur Raoul Hynckes, Pyke Koch et W. Schumacher-, cet essai consacré au peintre amstellodamois Carel Willink (1900-1983) constitue l'un des premiers écrits de l'écrivain, poète, critique et journaliste Pierre H. Dubois (Amsterdam, 1917-La Haye, 1999).
Après avoir travaillé à Bruxelles comme correspondant du quotidien néerlandais De Tijd, puis pour différents journaux belges des années quarante au début des années cinquante, Dubois devint -à son retour aux Pays-Bas en 1952- une figure essentielle de passeur culturel entre le Nord et le Sud. "Il resterait un intermédiaire entre le Nord et le Sud, tant le Sud immédiat, la Flandre, que le Sud plus lointain, la France", écrivait Luc Devoldere dans Septentrion '(XXII, n°2, 1993). Si ses années bruxelloises avaient favorisé sa connaissance de la littérature flamande, Dubois devint également le découvreur de Simenon pour les Pays-Bas, ainsi que le traducteur en néerlandais de Montherlant, Sartre et Flaubert. Il fut également le biographe de Guardi, Haydn et Diderot.