Manessier
Liste des ouvrages

Alfred Manessier - peintures et lavis 1948-1985
Encrevé, Pierre (préface)
Centre Noroît, Arras, 1986.
In-4, agrafé sous couverture illustrée, 17 pp.
Avec un portrait en noir de l'artiste et 9 planches en noir et en couleur
Bon état d'ensemble. Menues marques d'usage.
afficher le sommaire
Conversation avec Pierre Encrevé - Biographie - Musées et collections publiques - Vitraux - Liste des oeuvres exposées [37 n°].
Ce catalogue a été édité à l'occasion de l'exposition présentée par le Centre Noroît, à Arras, du 22 mars au 19 mai 1986.
La même année, Alfred Manessier avait aménagé un atelier d'hiver à Clamart et travaillait avec Bazaine, Le Moal, Elvire Jan, Geneviève Asse... à la réalisation des vitraux de la cathédrale de Saint-Dié.
Exposer près de sa Picardie natale, à Arras, "où l'on peut retrouver quelques origines familiales des Manessier", était tout sauf anodin pour le peintre qui avait affirmé, en 1970, souhaiter "retrouver les paysages de [son] enfance", liés à Abbeville, Amiens et au Crotoy.
"Mais tu n'y es guère revenu qu'à la fin de l'année 1977. Comment s'est fait ce retour?", s'interroge Pierre Encrevé.
"[...] Cette Baie de Somme me semblait être le début de ma peinture. [...] Une partie de moi qui était très très loin, beaucoup plus vieille que la Baie de Somme et qui m'était restée secrète, celle qu'on retrouve dans les thèmes de mes Marais et Hortillons, m'a été en quelque sorte donnée par ma mère Blanche, au moment de sa mort. Est remontée sur mes toiles toute une partie de moi que je ne connaissais pas, liée à ma petite enfance à Abbeville et à ma jeunesse à Amiens. [...]"
Les Sables, ces lavis qui procèdent d'une nouvelle écriture que le peintre n'avait jamais imaginée où le blanc du papier travaille autant que les parties inscrites à l'encre diluée, marqueront ce premier retour au passé. Suivront des paysages plus archaïques encore, "situés autour d'Abbeville et d'Amiens", que Pierre Encrevé qualifie de "paysages de mémoire" : la Nuit d'hiver dans les marais picards.
La même année, Alfred Manessier avait aménagé un atelier d'hiver à Clamart et travaillait avec Bazaine, Le Moal, Elvire Jan, Geneviève Asse... à la réalisation des vitraux de la cathédrale de Saint-Dié.
Exposer près de sa Picardie natale, à Arras, "où l'on peut retrouver quelques origines familiales des Manessier", était tout sauf anodin pour le peintre qui avait affirmé, en 1970, souhaiter "retrouver les paysages de [son] enfance", liés à Abbeville, Amiens et au Crotoy.
"Mais tu n'y es guère revenu qu'à la fin de l'année 1977. Comment s'est fait ce retour?", s'interroge Pierre Encrevé.
"[...] Cette Baie de Somme me semblait être le début de ma peinture. [...] Une partie de moi qui était très très loin, beaucoup plus vieille que la Baie de Somme et qui m'était restée secrète, celle qu'on retrouve dans les thèmes de mes Marais et Hortillons, m'a été en quelque sorte donnée par ma mère Blanche, au moment de sa mort. Est remontée sur mes toiles toute une partie de moi que je ne connaissais pas, liée à ma petite enfance à Abbeville et à ma jeunesse à Amiens. [...]"
Les Sables, ces lavis qui procèdent d'une nouvelle écriture que le peintre n'avait jamais imaginée où le blanc du papier travaille autant que les parties inscrites à l'encre diluée, marqueront ce premier retour au passé. Suivront des paysages plus archaïques encore, "situés autour d'Abbeville et d'Amiens", que Pierre Encrevé qualifie de "paysages de mémoire" : la Nuit d'hiver dans les marais picards.
