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Verhaeren en son ermitage le Caillou qui Bique et son musee Mabille de Poncheville Andre

Verhaeren en son ermitage, le Caillou-qui-Bique et son musée
Mabille de Poncheville, André


Ed. Vermaut, Courtrai-Paris-Bruxelles, s.d. (1952)


In-12, br. , 132 pp.
Avec un envoi de l'auteur.
Avec un autographe de Verhaeren en fac-similé, photographie en frontispice.
Bon état. Des mouillures claires sur la couverture, dos légèrement frotté.


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Avant-propos - I. Si l'on suit sur une carte la frontière ; II. Chaque printemps, chaque automne ; III. Au sortir de Roisin ; IV. Il lui arrivait de venir à Valenciennes ; V. Au printemps ; VI. Ce n'est pas seulement à Angréau ; VII. Heures ceintes de fleurs ; VIII. Il n'y aura plus de joie complète ; IX. Ce sont tous ces souvenirs ; X. Il y a une Saint-Jean d'été ; Documents ; Catalogue sommaire du musée Verhaeren.


"Situé à la frontière franco-belge, en Hainaut, le "Caillou-qui-Bique" est devenu un lieu de pèlerinage. Chaque année s'y succèdent, soit des visiteurs isolés qui aiment à venir s'y recueillir, soit des groupes fervents, comme les "Jeunes Ecrivains du Hainaut" qui ont élevé le buste de Verhaeren à l'entrée du frais vallon où sinue L'Honnelle.


C'est aux amis et admirateurs du poète des Heures claires que ce petit livre est offert par un de ceux qui l'ont connu dans l'intimité. Dès la première édition, parue il y a plus de trente ans au Mercure de Flandre, Henri de Régnier, de l'Académie française, écrivait : "Les pages émues de M. de Poncheville fixent le souvenir de ce toit rustique sous lequel furent écrit tant de beaux vers et poursuivis de nobles songes." (Le Figaro, 5 décembre 1920) 


En avant du texte figure une photographie d'Emile et Marthe Verhaeren, assis au seuil fleuri de leur demeure, ainsi que le fac-simile d'une lettre du poète. Et placé en appendice, le catalogue du musée Verhaeren installé dans l'ermitage (meubles, tableaux, bibelots, livres lui ayant appartenu, manuscrits, etc.) ne sera pas moins précieux pour le visiteur qu'il n'est évocateur pour le lecteur." Le prière d'insérer que l'on joint à l'ouvrage est révélateur de ce climat de piété littéraire qui présidait, à la fin du XIXe siècle, à l'un des rites culturels constitutifs de la République des Lettres : la visite au grand écrivain. Jeune poète, Mabille de Poncheville (1886-1969) effectua à maintes reprises le pèlerinage littéraire chez l'écrivain consacré, qui était en villégiature de l'autre côté de la frontière. "Chaque printemps, chaque automne surtout, écrit-il, vers le début d'octobre, j'allais de Valenciennes à bicyclette faire plusieurs visites à Verhaeren. Avec quelle nostalgie depuis, pendant la guerre, nous reparlâmes ensemble des saisons du Caillou! - Je m'arrangeais pour arriver vers dix heures du matin, quand déjà à sa table de travail auprès de la fenêtre qui donnait sur un jardinet, il avait tracé de sa ferme écriture les lignes inégales du poème quotidien." Derrière le récit de ces promenades esthétiques, apparaissent en filigrane les motifs qui poussaient écrivains et lecteurs à se rendre sur les lieux hantés par les auteurs. Presque banale, la maison dans laquelle a vécu le poète belge devient un lieu" habité" sous la plume de Poncheville. A l'image de la création artistique, cette métamorphose littéraire de la banalité en objet de beauté et d'exception, tente de lutter contre l'oubli du temps. Ce mouvement est d'autant plus fort chez Poncheville, que l'ermitage de Verhaeren avait été en partie détruit lors des derniers jours de la Première Guerre. Le visiteur traque l'éphémère présence de l'homme et de ses accessoires pour mieux immortaliser la singularité.



 



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