Liste des ouvrages

Vie de Verhaeren
Mabille de Poncheville, André
Mercure de France, Paris, 1953.
In-12, br. , 496 pp.
Quelques rares passages surlignés dans le texte.
Bon état. Couverture légèrement salie.
afficher le sommaire
Première partie : Jeunes années - Deuxième partie : Verhaeren se cherche - Troisième partie : Conquête du bonheur - Quatrième partie : En montée - Cinquième partie : Apogée - Sixième partie : "les ailes rouges de la guerre.
Publié en 1953, cet ouvrage monumental aux allures de somme marquait l'aboutissement des écrits successifs de l'écrivain français sur le poète belge. Fidèle à ses maîtres, Poncheville s'attache à perpétuer de manière inchangée la vogue du biographique qui prévalait encore au temps de Verhaeren et de Zweig, celle de Sainte-Beuve, au point de faire de ce livre le testament littéraire d'un homme de lettres épris de tradition.
Ce faisant, Poncheville reprenait symboliquement le flambeau de Stefan Zweig qui fut, en 1910, le premier à publier un important volume de 350 p. sur la vie du poète. Comme Poncheville, Zweig, dans l'ardeur de sa jeunesse, était venu en pèlerinage dans l'ermitage hennuyer de Verhaeren et y retourna pour de fréquents séjours. "Quand Verhaeren étudiait Rembrandt, fermement aimé par lui, il écrivait : Ceux dont la postérité se souvient apparaissent , s'ils sont très grands, comme des forêts formidables et sauvages. Il y faut tracer des chemins." C'est ce que nous avons essayé de faire dans sa vie et son oeuvre, en attendant qu'un autre, plus heureux, les explore à fond, le jour où une édition critique des poèmes aura paru et où les documents aujourd'hui inconnus auront été révélés [...] En l'état actuel de la documentation, essayant d'en tirer le meilleur parti possible, nous avons consulté tout ce qui a été écrit d'important sur le poète ; nous avons aussi dépouillé sa correspondanc, soit publiée, soit inédite dans les cartons de la Bibliothèque royale de Belgique. Après avoir eu le rare bonheur, dans notre jeunesse, de connaître Verhaeren à Paris, à Saint-Cloud et au Caillou-qui-Bique, nous avons séjourné souvent dans les autres lieux où il vécut, non seulement les grandes villes, Bruxelles, Anvers, Gand, Liège ou Bruges, mais aussi Saint-Amand, Bornhem, Thuin, la Trappe de Forges, Furnes, les plages autour d'Ostende ou de Boulogne. Nous avons recueilli la tradition encore vivante en maints endroits, surtout à Saint-Amand et au Caillou, et nous avons cru parfois l'y sentir à nos côtés. Depuis sa mort, nous avons eu de multiples entretiens avec son admirable veuve, tant qu'elle vécut, et avec ceux qui furent ses amis : Thomas Brau, Jules Romains, Georges Duhamel, Pierre Nothomb, Marie Gevers, etc. Ces conversations nous ont été précieuses ; elles ont entretenu cette atmosphère d'enthousiasme que Verhaeren créait naturellement autour de lui, et qui doit envelopper ce livre, s'il n'est pas indigne de sa haute figure, comme la nuée lumineuse où marchait jadis le prophète de la Terre Promise. Les témoins de la vie du poète se raréfient de jour en jour ; il est temps que nous passions le flambeau à de nouveaux admirateurs. Les pages que voici pourront servir à accroître leur nombre. Peut-être un d'entre eux, plus tard, fera-t-il mieux. Peut-être aussi le centenaire de la naissance de Verhaeren, proche à l'horizon, verra-t-il -qui sait?-un film dont notre essai aura fourni l'idée et quelques scènes."
