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Morice Lipsi Vauxcelles Louis

Morice Lipsi
Vauxcelles, Louis


s.éd., Paris, s.d. [1935?]


In-8, broché, 6 - 27 pp.
Avec 27 reproductions en noir et blanc en hors-texte.
Assez bon état. Dos en partie refait, intérieur frais.
Rare.


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Morice Lipsi par L. Vauxcelles -


Natif de Lodz, en Pologne, Morice Lipsi (1898-1986) rejoint son frère Samuel, à la Ruche, en 1912. Ce dernier l'initie à la sculpture sur ivoire et sur bois. Il effectue un bref passage à l'école des Beaux-Arts, où "il suivit les cours de MM. Coutan, Mercié et Injalbert, qui ne lui firent aucun mal. Son passage à l'Ecole lui permit de travailler d'après le modèle vivant, et les corrections, conseils, louanges ou blâmes des trois susdits et assez comiques personnages demeurèrent lettre morte", précise sardoniquement son préfacier. Il cotoie Zadkine, Chagall et Soutine à la Ruche et présente pour la première fois ses sculptures en ivoire à la galerie Hébrard, en 1922. Le bois sera également l'un de ses matériaux de prédilection. Au début des années trente, Lipsi privilégie désormais la taille directe, même s'il n'est pas "un adepte servile de cette méthode de travail qu'il a dès le début pratiquée, mais de laquelle il ne veut retenir que l'esprit. L'enrégimenter en cette équipe combative dont André Abbal est le chef, l'animateur et l'enthousiaste propagandiste, ne saurait convenir à son tempérament individualiste. Vis-à-vis d'Abbal,, de Joachim Costa, de Mateo Hernandez, et de ceux qui, à leur exemple reprenant une tradition interrompue par la mort de Joseph Bernard, s'acharnent à attaquer directement à l'outil la matière dure, Lipsi observe une attitude de sympathie et d'estime, mais ses convictions lui imposent la réserve ; il veut garder sa liberté d'esprit pleinière, car m'expliqua-t-il quand nous discutâmes passionément de ces problèmes "je fuis le sectarisme, de quelque école qu'il procède, et ne puis m'emprisonner dans les limites d'une doctrine fondée sur la seule technique."
En 1933, Lipsi s'installe à Chevilly-Larue, "un vieux petit village à une portée de fusil de Paris, et si paisible, si loin de tout, de Montparnasse, de la rue de Valois, des côteries, des Salons, des cubistes, des critiques... Sur le seuil de la maison, se rappelle Louis Vauxcelles, m'accueille un Lipsi en bourgeron bleu, chandail et sabots [...] Nous traversons deux longues écuries transformées en atelier de statuaire [...] Nous voici maintenant au coin du feu, poursuit l'auteur, et j'interroge cet artiste jeune encore qui a conquis une place si enviable dans sa génération." " En 1935, le sculpteur exposait à la galerie Druet.
 

 



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