Catalogue de l'exposition sur Les Réalistes magiques et leurs contemporains présentée au Gemeentemuseum d'Arnhem, en 1992.
Dans l'après-guerre, ces artistes porteurs d'une vision angoissée du monde d'avant-guerre seront perçus par les membres du mouvement Cobra comme "les tenants d'une peinture chargée d'idéologie réactionnaire" (José Vovelle). Ce discrédit explique qu'il fallut attendre les années soixante pour assister à la relégitimation de cette figuration au réalisme photographique et au pessimisme individualiste. Dans l'historiographie des Pays-Bas, la singularité du réalisme magique sera alors mise en exergue afin d'accentuer la spécifité néerlandaise de ce courant pour mieux différencier ces artistes de leurs voisins belges, rattachés, à l'exception du peintre Jos Albert, au suréalisme.