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Gustav Vigeland 1869 1969 Stang Ragna

Gustav Vigeland 1869 1969 Stang Ragna

Gustav Vigeland 1869 -1969
Stang, Ragna


Johan Grundt Tanum Forlag, Oslo, 1969.


Petit in-4 dans un coffret cartonné, cartonnage éditeur illustré en noir et blanc sur le premier plat, dos toile rouge, titre en lettres dorées, 103 pp. - 109 pl.
Avec 121 illustrations en noir et blanc in texte et 109 planches en noir et blanc en hors-texte.
Ouvrage en langue anglaise.
Bon état. Petites déchirures ou frottements sur les coins du coffret ; très légers frottements en couverture et en coiffe de tête, intérieur très frais.


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To the Reader - Chilhood and Youth - Vigeland and the Nineties - A Rich but Unhappy Year - Portaits - The Commemorative Statues : Abel. - Wergeland. - Camilla Collett. - Nordraak and Beethoven. - Other Statues - Gothic Interlude - Freedom and Harmony - The Fountain and the Sculpture Park - On Vigeland's Problems and the Vigeland Problem - Plates - Appendix : List of Plates. - Some important Dates. - Literature about Gustav Vigeland.


Publiée sous l'égide de la ville d'Oslo à l'occasion du centenaire de la naissance du sculpteur norvégien Gustav Vigeland (1869-1943), cette monographie abondamment illustrée associe photographies récentes de l'oeuvre et illustrations anciennes ; on retiendra en particulier les vues de l'artiste dans ses ateliers successifs au sein de la capitale norvégienne.
Dans le contexte de l'indépendance de la nation norvégienne, dont le jougs suédois ne prit fin qu'en 1905, Vigeland devint la figure emblématique de l'art statuaire national. Le sculpteur fut forcé de quitter son atelier, voué à la destruction au début des années vingt, et la ville d'Oslo s'engagea à lui en construire un nouveau si l'artiste acceptait de léguer l'ensemble de son oeuvre à la ville après sa mort. Ouvert en 1947, le musée Vigeland se trouve aujourd'hui encore dans cette maison-atelier au style néoclassique emblématique d'une certaine modernité dans la Scandinavie des années vingt.
Gustav Vigeland mit longtemps à se défaire du climat rigoriste de son enfance pauvre à Mandal, petite ville côtière du Sud de la Norvège. Son oeuvre fut d'abord marquée par l'empreinte indélébile de son éducation piétiste, qui metttait quotidiennement en exergue le péché originel, le jugement dernier et le Jugement dernier.
Les sujets religieux et desespérés s'imposèrent donc presque naturellement à son esprit de jeune artiste. L'année 1891 marque son vrai départ. Vigeland quitte alors Oslo pour Copenhague, où il rejoint l'atelier de Bissen, disciple de Thorvaldsen. Pouvant désormais s'adonner aux grandes compositions, il réalise alors sa première oeuvre grandeur nature : Caïn, groupe tragique qui insiste sur le poids de la faute et l'errance sans fin du coupable condamné à fuir en vain le châtiment divin. Ce groupe témoigne "d'une évolution vers les nouvelles tendances pathétiques de l'époque ainsi que d'un naturalisme parfois brutal dans le rendu des figures. Malgré l'inexpérience de son auteur, la force expressive de l'oeuvre, ainsi que l'audace de l'entreprise, une grande composition à multiples figures de la part d'un jeune artiste de moins de 22 ans, suscitèrent l'intérêt." (Gustav Vigeland, musée Rodin, 1981, pp. 8-9)
Ce plâtre marque néanmoins une étape éphémère dans l'évolution de la facture de l'artiste. Dès l'année suivante, il abandonnait avec sa figure La Peur ce naturalisme austère et radical au profit d'un langage expressif plus souple qui le conduira désormais vers ses projets ultérieurs à caractère symboliste, dont l'ensemble des sculptures du parc Frogner à Oslo constitue la manifestation la plus originale, avec ses centaines de sculptures illustrant dans un style beaucoup plus synthétique la succession des cycles de la vie humaine (1924-1943).

 

 



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